Partager l'article ! Usa jour après jour: 16 octobre 2010 Avec le décalage horaire, cette journée se poursuit implacablement. Je reçois comme ...
16 octobre 2010
Avec le décalage horaire, cette journée se poursuit implacablement. Je reçois comme un coup de fouet le changement culturel bien avant d'être sur le territoire américain. Des sushi au hamburgers, plus pizza, plus brownies, j'arrive sur un autre continent. J'arrive dans le pays XXL. On oublie les timides japonnais, on multiplie par trois la taille en largeur et en longueur, voici les USA.
17 octobre 2010
Comme dans d'autres grands pays, les américains ont prit le goût de la démesure. Des hamburgers, aux paquets de chips les petites portions n'existe pas et les extra larges culinaires finissent par se retrouver sur le tour de taille de toute une population.
La démesure est aussi dans les paysages et dans les villes. Les avenues sont immenses. Pas un piéton sur les trottoirs, les voitures, aussi XXL, sont indispensables aux américains. Si la psychologie dit vrai et que l'on peut mesurer la taille d'une voiture au problème sexuel d'un homme alors l'Amérique a de quoi trembler.
18 octobre 2010
Sur l'un des immenses parkings de grands magasins, j'ai rencontré un homme étrange. Dans les rues d'Albuquerque, il y a beaucoup de marginaux et de drogués qui font peur aux honnêtes citoyens. Celui-ci avec sa compagne ressemblait plus à un alcoolique. Il m'a observé un petit petit moment avant de m'aborder. Discrètement, il me proposa d'acheter une bague de fiançailles ornée d'un solitaire. Ou bien était-ce un prince qui me proposait le mariage....
19 octobre 2010
J'habite chez la parfaite famille américaine. Tout ce que l'on peut imaginer des clichés américains se trouve dans la maison de cet adorable couple. Fervents protestants, une grande maison, deux chiens (similaires à celui de la « petite maison dans la prairie »), deux filles parfaites (vierges avant le mariage). Ouverts, altruistes, aidants, ils incarnent à eux seuls le rêve américain.
20 octobre 2010
Déambulant dans des pyjamas au milieu de la journée, il faut croire que la féminité a cédée au confort. Contrairement à d'autres états, les femmes du Nouveau Mexique considèrent qu'il faut les accepter telles qu'elle sont. Femme à l'état brut, elles affirment leurs formes. Elles ne se masquent pas sous une épaisse couche de maquillage. Elles sont simplement elle; tellement elles même.
21 octobre 2010
Walmart est un super marché ou l'on peut tout acheter: On rentre pour acheter un paquet de riz et on ressort avec une arme comme on aurait acheté une friandise. Les armes ne sont pas un plaisir réservé aux hommes. Les princesses guerrières des États Unis aiment aussi jouer avec les fusils. Elles en achèterons même pour leurs enfants. Et oui à Walmart, on vend aussi des babyguns!
22 octobre 2010
Les américains évoluent dans des bulles. De la sphère familiale à la sphère professionnelle en passant par la voiture. Ils se risquent parfois pour faire les magasins à sortir un court moment de ce qui les séparent du monde. Quand on à la chance de croiser quelqu'un hors de sa bulle; il vous sourit et vous demande « Comment allez vous? » avant de replonger aussitôt dans sa sphère de l'intime. Toutes les bulles, gravitent les unes autour des autres sans avoir de véritable échange; chacun vit dans son petit monde de confort laissant les rues désertes et réservant la vie au strict cadre du noyaux familiale.
23 octobre 2010
Samedi est le jour du marché à Gallup. C'est une sorte de vide grenier ou l'on peut aussi bien acheter de l'artisanat local, un vieux pot de peinture ou un mustang. Au marché, il y a aussi le général Jim et la générale Marie venus motiver les soldats de Dieu. Dans leurs beaux costumes de guerre, ils viennent prêcher la parole de Dieu au milieu du marché. Des dizaines de prospectus, font la propagande anti-musulmane ou explique de manière la plus généraliste possible en quoi ils sont meilleurs que les autres églises. « In god we trust » n'est pas seulement imprimé sur les billets de banque mais aussi dans le cœur de gens. Il permet au travers d'un doux fanatisme de conserver le patriotisme du peuple et la foi dans un rêve américain qui s'écaille de plus en plus.
24 octobre 2010
Je recherche depuis plusieurs jour un moyen de rejoindre Zuni, la réserve indienne. Aucun transport public ne s'y rend. Mes contacts sur place ont laissé tomber leurs belles promesses et me voilà avec mes deux sacs à dos, seule, à 30 miles de mon but. Le stop sur la route s'impose comme la seule option possible. A peine arrivée sur le bord de la route, je monte dans la voiture d'un adorable couple de personnes âgées. Ils me déposent directement dans le centre de Zuni. Reste encore à trouver un logement car le seul hôtel de la ville est bien au dessus de mes moyens. Je pars arpenter la rue principale; suivit d'un homme sympathique mais alcoolique. Puis, le long de la route, je fais la rencontre de David qui me déposera à l'office de tourisme. L'office de tourisme n'est pas d'une grande aide, voir ne sert à rien. Je recroise David qui devant mon désarroi me propose de rester chez un de ces amis. C'est ainsi que la chance m'a conduite dans la réserve Zuni.
25 octobre 2010
Mes amis indiens sont de joyeux drilles. Ils aiment profiter de la vie et se retrouver tous ensemble. Cette tribu est l'une des plus traditionnelle. Les Zunis ont survécu aux attaques navaro et à la colonisation espagnole. Pourtant héritage de la colonisation, l'alcool c'est installé comme une nouvelle tradition. Les journées s'écoulent au rythme des cannettes de bière et les fiers indiens courent peut-être le plus grand danger de leur histoire. L'alcool et la drogue se sont confortablement installé dans les foyers, devenant un des piliers du quotidien.
26 octobre 2010
Chez le Zuni et comme dans beaucoup d'autres cultures, le foyer est le monde des femmes. Les femmes travaillent, s'occupent des enfants et de la maison. Les femmes ne participent pas aux rites d'initiations et certains lieux sacrés leurs sont interdits. Pourtant, les femmes Zunis sont épanouies et vivent avec sérénité dans le cocon de la réserve.
27 octobre 2010
Comment souvent dans ce voyage, j'ai l'impression qu'une bonne fée veille sur moi. Partant le matin, sans savoir comment je vais faire pour rallier Albuquerque, à 3 heures de route. Je finirai par passer la journée dans une association de personnes âgées avant qu'une femme ne m'emmène directement dans la capitale du Nouveau Mexique. Je finirai par passer la nuit en attendant mon bus dans une soirée salsa. Les serveuses, du bar, ont inventé le concept de la micro jupe qui découvre leur fessier à chaque pas. Des princesses venues danser aux bals, se lancent dans des chorégraphies équivoques qui ne laisseront pas les princes de marbre.
Soudain l'horloge sonne la fin de mon voyage américain...
je ne suis pas surpris pas l evocation d une amerique domine par le xxl, par contre j etais loin d'imaginer des rues desertes comme tu les decrits... dans quelles villes/etats es tu passee?
bise from india, ou la puissance des klaxons remplacent sans doute la taille des voitures!